Les fondations

Bruno Caillard

Toute construction a besoin d’une bonne fondation pour assurer sa stabilité et sa longévité dans le temps.

Le rôle principal d’une fondation est de s’opposer au tassement et aux infiltrations d’eau mais également assurer la transmission et la répartition des charges dans le sol.
Le choix des fondations dépend de la qualité du sol, de la valeur des charges à transmettre et le coût d’exécution. Nous pouvons distinguer trois types de fondations qui sont :

Les fondations superficielles

Elles sont appelées également fondation directe dans la mesure où elle transmet directement les efforts sur des couches qui sont proches de la surface. On y a recours quand le sol support présente une bonne capacité portante.
C’est le type de fondation le plus courant pour la réalisation d’un abri de jardin.

Les deux types de fondation superficielle sont :

Les semelles filantes ou continues

Elles sont utilisées sous un mur continu. Pour équilibrer la flexion de la semelle par rapport au soubassement, lors de sa mise en œuvre, il est indispensable de mettre en place une armature de chaînage et une armature transversale.
Vous pouvez avoir recours soit à une semelle flexible, soit une semelle isolée.
Pour découvrir les dimensions, la profondeur à adopter mais surtout sa mise en œuvre afin d’éviter le désordre dans les fondations, nous vous invitons à consulter l’article sur les semelles filantes.

Les semelles isolées

Elles sont utilisées pour les poteaux isolés, les poteaux de rive, les poteaux d’angle ou les poteaux intérieurs. Elle se présente sous une forme géométrique proche du carré ou du rond.
Pour reprendre la flexion de la semelle par rapport à la charge apportée par le fût, les armatures sont placées dans une position assez basse.
Leur profondeur varie en fonction des régions et peut aller de 50 cm à 150 cm. Une bonne dimensionnement va vous permettre de ne pas rencontrer de désordre dans les fondations

La structure détaillée d’une fondation superficielle

Pour connaître les caractéristiques et le rôle de tous ces éléments, vous pouvez consulter l’article sur les fondations superficielles.

Les fondations profondes

Les fondations profondes sont à employer quand la structure de la construction est importante et que le sol présentant une bonne portance se situe à une très grande profondeur. En effet, elles serviront d’intermédiaire pour transmettre les charges jusqu’au bon sol.

Les différents types de fondations profondes sont :

Exemple de pieu en acier
  • Les puits  : ce sont des fondations semi-profondes dont la mesure où la profondeur maximale est de 5 m. Ils sont coulés sur place et sont généralement dépourvus d’armatures.
  • Les barrettes  : elles ont le même principe que les puits mais sont réalisées avec des engins spéciaux pour avoir des excavations de petite section avec une profondeur plus importante.
  • Les colonnes ballastées  : elles consistent à améliorer la qualité du sol. Pour ce faire, on réalise préalablement une excavation avant de la remplir de ballast et qui sera par la suite compacté à l’aide d’un pilon.
  • Les pieux  : ce sont des fondations élancées composées par une tête, une pointe et un fût. Les différents types de pieux sont les pieux en bois, les pieux métalliques et les pieux en béton armé. Pour connaître en détail la réalisation de ces différents types de pieux, vous pouvez consulter l’article sur la mise en œuvre des pieux.

Les fondations spéciales

Fondation sur radier général

Nous pouvons distinguer trois types de fondations spéciale :

  • La fondation par congélation : est utilisée dans le cas de forage de puits de fondation dans des terrains suffisamment poreux.
  • La fondation après épuisement  : ce type de fondation est employé pour les travaux dans les rivières et les fleuves.
  • La fondation sur radier général  : elle est réalisée lorsque la surface des semelles isolées ou des semelles filantes dépasse 50% de l’emprise du bâtiment. Pour ce type de fondation, la surface totale au sol du bâtiment est sollicitée pour répartir les charges apportées par les murs.

Les dallages en béton

C’est l’une des fondations la plus utilisées pour la réalisation d’un abri de jardin car elles sont faciles et rapides à mettre en œuvre. En effet, elles ne nécessitent pas d’équipements spéciaux ou même d’un très grand savoir faire en la matière. De plus, elle présente un très bon rapport qualité/prix et assurera la longévité de votre abri. Toutefois, la réalisation d’une dalle en béton présente un grand risque de remontée d’humidité si vous ne mettez pas une couche de polyane pour assurer l’isolation.

La mise en œuvre d’une dalle en béton

Pour pouvoir mettre en place une dalle en béton, il est indispensable que votre sol soit à la fois stable, dur et homogène.
Pour la mise en œuvre, vous pourrez la réaliser soit en utilisant un coffrage en bois, soit en utilisant du parpaing comme fondation et coffrage. Pour ce faire, il vous faudra :

Tableau récapitulatif

Types de fondation Fondations superficielles Fondations profondes Dallages en béton
Critère de choix Sol support ayant une bonne capacité portante Le sol de bonne qualité se situe à une très grande profondeur Sol de bonne qualité
Avantages Facile et rapide à mettre en œuvre, ne nécessite pas l’utilisation de moyen matériel très conséquent Possibilité de construire sur un terrain de mauvaise qualité, prête à l’emploi L’exécution des travaux est très facile et très rapide, présente un très bon rapport qualité/prix
Inconvénients Les dimensions sont limitées, elles sont adaptées uniquement pour les constructions légères Nécessitent des études préalables et approfondies, requièrent l’utilisation des matériels spéciaux et une main d’œuvre qualifiée pour la mise en oeuvre Risque de remontée d’eau
Prix Faible coût Très coûteuses Faible coût